Mlle Pied

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30 septembre 2010

- Jérôme -

- Portrait 1: Jérôme -

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Avant de débarquer à Montréal, j’ai rencontré quelqu’un que je ne peux absolument pas me permettre de passer sous silence. Important morceau de mon "background" dans le domaine, l'histoire de mon premier vrai contact avec un Français, un personnage tout à fait incongru, se doit d'être racontée...

Jonquière a été un bon endroit de transition entre ma vie au milieu d'un champ et celle dans la métropole. J’y suis restée trois ans, le temps de mes études collégiales. C’est là-bas que je rencontrai mon premier spécimen Français. À ma connaissance, c’était le seul de la ville. Dans mon engourdissement habituel, il fût comme une gifle…

À cette époque, je devais passer mes soirées à servir des bières dans un petit café-bar histoire d'arriver à payer mes études. Un soir de semaine, j’arrivai vers vingt heures comme d'habitude. J'étais entrain de ranger mon sac dans la pièce réservée aux employés quand la fille de jour vint m’avertir que depuis deux heures, elle avait à gérer un gars insupportable.

« Un Français. » précisa-t-elle.

Habituée à en voir de toutes les couleurs, je ne m’alarma pas. J’allai derrière le comptoir et jetai un regard d’ensemble dans la salle. Difficile de ne pas remarquer le phénomène. Près de la table de billard, un homme dans la mi-vingtaine, visiblement amoché, dansait tout seul en chantant n’importe quoi. Pantalon bleu de style armé, t-shirt vert fluo qui disparaît sous un chandail en laine effiloché, sac banane de touriste autour de la taille et suce pour bébé en guise de pendentif. Au-dessus de tout ça, un visage commun, rien de repoussant ni de charmant. Les yeux clos, le personnage ne se lassait pas de remuer son arrière-train comme s’il était seul au monde. Automatiquement, je fus captivée.

Son pichet vide imitait les tables autour de lui. Les clients, furieux, s’étaient regroupés aux extrémités de la salle. On entendait des insultes fuser de tous les coins. J’aperçus même quelques ailes de poulets hostiles voler dans sa direction. Doucement, j’allai lui parler. Il ne me repoussa pas et je réussi à l’amener jusqu’au comptoir du bar, sauvant du même coup la soirée de tout le monde. Son grand corps s’échoua mollement sur un tabouret. Nous discutâmes de tout et de rien mais principalement de rien. À sa demande, je lui payai un autre pichet de dorée. Pour me remercier, il me traita de connasse.Wahhh.., quelle insulte amusante! Vers 21hrs, il me quitta. Le gars était tellement ivre, qu’à la sortie, il s’affala violemment sur le trottoir. Tout le monde retint son souffle, le regard fixé vers la fenêtre. Il se releva et chemina en titubant. Je soupirai. 

Le lendemain, vers la même heure, il réapparut. Qu’il soit encore en vie m’étonna. Qu’il se souvint du bar, de moi et de mon nom me fit plaisir. Ma voix enjouée le salua :

« Hé ! Ça va ? Veux-tu un pichet de doré ou tu préfères une aspirine ? » Il me fit un sourire et m’ordonna de lui servir de la bière au plus vite. Je m’exécutai. « Merci, ma petite connasse ! » Ce fut à mon tour de sourire. Définitivement, cette insulte m’amusait et il s'en rendait bien compte. Pour une jeune Québécoise de région, le mot connasse, ce terme lointain qu’on entend parfois dans les films, n’est pas du tout choquant. Surtout pas dans ce contexte rigolo.

Et pour une Québécoise de région qui se fie beaucoup aux préjugés, un Français, ça pue. En tout cas, c'est ce qui se disait dans les émissions de télé durant ma jeunesse! Un drôle de hasard fit que le terme frais ne figurait pas dans la liste des caratéristiques de mon nouvel ami. Toujours les mêmes vêtements sur le dos. Toujours la même crasse sur les dents. Par sa faute, mon préjugé s’ancra alors plus solidement. Plus tard, je compris avec soulagement que tous les rejetons de l’Hexagone n’avait pas un tel relâchement vis-à-vis de leur hygiène. Loin de là! Jérôme était baba cool. Et nonchalant. Peut-être était-il aussi paresseux ?

Peu importe les raisons de son mode de vie, ce qui était sûr, c’est qu’il dégageait une très peu affriolante odeur d’oignon et de cumin. Odeur à laquelle je finis étrangement par m'habituer.

Au fil des mois et des rigolades, la situation évolua; Jérôme devint amoureux. Qu’un client devienne mon ami n’était pas rare. Qu’un ami tombe en amour avec moi, ne l’était pas non plus. Mais qu’un Français s’entiche de ma petite personne…Oh là, voilà de la nouveauté !

En revanche, je n’étais pas du tout intéressée par lui. Sauf que je ne pouvais me passer de sa présence ce qui venait foutre le bordel dans les cartes. Avec le recul, je suis forcée d’avouer qu’il ne m’a jamais plu pour autre chose que pour sa différence, son accent et sa drôle de vie. Il maîtrisait le je-m’en-foutisme à la perfection en plus d'avoir un énorme sens de la fête. En plein jour, dans un contexte plus banal ou sérieux, il me rendait mal à l’aise. Ce qu’il avait à dire m’ennuyait. Je préférais de loin ses envolées lyriques d’ivrogne au clair de lune. J'aimais qu'il soit en mode vacances et qu'il s'extasie sur tout. Avec lui, je pris grand plaisir à redécouvrir une ville qui me paraissait emmerdante.

Mon nouveau complice semblait ignorer que ses sentiments n’étaient pas partagés. Comment le blâmer! Je passais mes soirées à délirer avec lui, négligeant les autres clients à son profit, je l’invitais à des partys chez mes meilleurs amis et lui envoyais des courriels pleins d’humour à propos de tout et n'importe quoi rien que pour le plaisir de lire ses réponses extravagantes truffées de termes bizarres. Je lui donnais ce traitement spécial parce qu’il était FRANÇAIS et que pour moi c’était exotique et non parce qu’il était LUI. Vous vous rendez compte à quel point c'est cool pour une fille de dix-huit ans de traîner quelqu'un comme ça un peu partout? Un bien gentil accessoire qui faisait toujours un malheur!

Prenez cet homme, enlevez lui son accent et sa culture mais gardez-lui ses caractéristiques personnelles et je ne lui aurais pas accordé plus d’importance qu’à un pouf. Je l'aurais peut-être même méprisé. Affreux. Pour ma défense, je précise que je n’en étais absolument pas consciente. Désinvolture, quand tu nous tiens...

Un soir après une fête, j’aggravai les choses. L’envie de coucher avec lui me prit. Pourquoi? Je dirais que la fatigue,le vent chaud, l’alcool, les étoiles et un peu de pitié ont suffit à me pervertir l'espace d'un instant. Jérôme m’avait encore une fois reconduite jusqu’à mon appartement (détour non-négligeable) et restait là à me faire des millions d'éloges sur ma gentillesse et ma prétendue beauté. Je lui trouvais un drôle d’air ce soir-là. Une lourde tristesse émanait de lui. J'imaginais fort bien à quel point il pouvait se sentir seul. Je finis par me dire : « Bof... Pourquoi pas ? Ça lui fera du bien. Et peut-être qu’à moi aussi… »

En bonne imbécile pleine d'audace, j’agrippai son éternel chandail de laine et le tirai vers moi. Un délic éclair se fit dans la tête du monsieur. Il comprit mes intentions en moins d'une fraction de seconde. Ses deux grandes mains m’empoignèrent vivement les épaules tandis que son corps se colla contre moi et que ses hanches pointues me compressèrent contre le mur. Alors que j'imitais la garniture d'un sandwich et que lui allait m’embrasser, il fit l'erreur de s’arrêter pour me regarder de près, amoroso. L’odeur de son souffle le précéda, envoyant immédiatement en l'air cet instant pseudo-romantique. Je fus dégoutée hors des limites du possible (Il avait avalé un sandwich putréfié pour souper, j'en suis encore certaine.)

Çe fût comme un réveil. Surprise de réaliser ce que j’étais entrain de faire, je le repoussai brusquement et me sauvai dans mon appartement à toute vitesse. Il tenta de me retenir mais je réussi à l'esquiver et à fermer la porte derrière moi comme dans Mission Impossible. Yiiiiha! Je la verrouillai et courus dans ma chambre. Avant qu’il n’ait eu le temps de comprendre quoi que ce soit, j’étais déjà sous les couvertures, les sandales encore aux pieds, ricanant de nervosité.

Cette nuit-là, enfouie dans la noirceur, je ne trouvai pas le sommeil. Je décidai qu’il valait mieux que je cesse de le voir. Maintenant. Sinon, je lui ferais du tort. Et surtout, j’avais honte de mon comportement. Comment pouvais-je être parfois aussi tête en l'air ? Quelle insouciance débile! Me connaissant, j’étais convaincue que je n’aurais pas le courage de lui dire directement que je coupais les ponts. Une seule solution s'imposait: cesser de répondre à ses messages et ses appels... Ouais, fuir c'était une idée particulièrement géniale. Il finirait par comprendre sans que j'ai à lui expliquer le pourquoi du comment.

Bizarrement, cette technique pourtant éprouvée depuis quelques années ne fonctionna pas avec lui. Pire encore, ma froideur attisa sa passion. Il pensa que j’avais honte d’avoir laissé transparaître une parcelle de désir physique à son égard. Ça lui semblait si adorable d’être à ce point vertueuse et farouche, qu’il me laissa de nombreux messages bourrés de compréhension dans ma boîte aux lettres. Messages auxquels je ne répondais pas. J’étais torturée par la culpabilité. Le pire était de savoir qu’outre moi, il n’avait pas vraiment d’amis. Je souhaitais qu’il finisse pas lâcher prise en me maudissant comme l’aurait fait n’importe quel Québécois. Mais non, le Français s’entêtait avec panache.

Un matin, je trouvai un énorme carton collé sur la fenêtre de ma porte. Dessus, on pouvait lire : Ma petite connasse préférée, vient me rejoindre à la rivière à 15h, on doit discuter. Si tu viens, je te paie une glace. Jé-le-Malheureux.


L’estomac tordu, je décidai de me rendre au rendez-vous. À 14h45, je sortis de chez moi pour traîner de la patte jusqu’à l’endroit où il m’attendait en regardant ses pieds. Nous nous saluâmes timidement pour ensuite nous diriger au kiosque de crème glacée. Il n’avait pas d’argent. Je payai donc en soupirant. Pour s'installer, nous choisîmes ensuite une table tout près de la rivière. Gênée, je fixais bêtement un couple qui faisait du pédalo en souriant. Lui, grand et bronzé. Elle, pâle et maquillé. J’avais l’impression de voir Ken et Barbie dans leur pédalo blanc en forme de cygne. La situation était pénible. Je ne disais toujours rien. Si j’adressais des excuses à Jérôme, il sauterait dessus comme un désespéré. Non. Il devait comprendre que je ne voulais pas de lui.

Sa voix enrouée et chevrotante cassa enfin le silence:

« Pourquoi tu me fuis ? Je comprends pas…je pensais qu’on s’aimaient bien tout les deux. Et d’un coup plus rien. »

- Oui, je sais.

- Mais, je sais que tu sais..! Explique-toi…

- En fait, le problème, c’est que je ne te connais pas du tout. Mais qu'est-ce que t'es venu faire dans un endroit aussi perdu ? C’est vraiment louche et plus j’y réfléchis, plus ça me fait peur. Tu ne me parles jamais de ton passé. Je ne te fais pas confiance. C’est tout.

Bien sûr, je ne pensais pas une fraction de cette explication sortie de nulle part. Comment lui dire que je le trouvais soudainement pesant, dégoûtant et que je n’avais plus envie de le voir ? Je ne m’expliquais même pas le pourquoi de la chose. Il me fit un regard surpris.

- C’est quoi cette histoire ?

- Ben... C’est ce que je pense…

- Si c’est que ça… Tu veux que je t’explique tout ? C’est super simple.

Il posa sa main sur mon genou avec une expression faciale genre: « Je vais maintenant te raconter ma vie. Je suis donc né le 25 septembre 1981 à Mulhouse.. »

- Non… Jé, je ne me sens pas bien. Je veux retourner chez moi, on se reparle bientôt, ok ?

- Mais là…

Je me sauvai sans rien dire de plus, comme une grosse nulle inapte à communiquer. Jérôme ne fit rien pour me retenir et à ma plus grande surprise, il ne me suivit même pas. Il resta probablement là, à regarder fondre sa crème glacée, complètement désabusé par notre entretien. Je suppose que c’est à ce moment que son incompréhension et sa déception finirent par se transformer en haine. Généreux de nature, il décida de partager avec moi.

Pendant deux semaines, il vint m’insulter à mon travail (T'as un balai dans le cul! Comme toutes les autres!), bombarda ma boîte courriel de messages affreux (Toi, un jour tu vas crever seule dans ta merde...) et osa même venir frapper à ma fenêtre en pleine nuit. Un soir, il me téléphona. Outrée de son comportement des derniers jours, je lui ordonnai de me laisser tranquille et raccrochai. Une heure plus tard, il était chez moi entrain de taper sur la porte comme un forcené. Ma voisine de palier appela la police.

Comme je ne portai pas plainte et qu’il se tranquillisa très vite, les policiers le ramenèrent chez lui en le sermonnant un peu, sans plus.

Après cet épisode, je ne le revis plus pendant une longue période. J’en fus soulagée et lorsqu’un ami me raconta qu’il était retourné en France, je me sentis drôlement mieux. (ALLÉLUIA !) Quelques jours après son retour au bercail, il m’envoya un courriel où il s’excusait en long et en large de sa mauvaise conduite. Étant donné qu'il était loin, je me permis de répondre à son message avec douceur. Je pris même la peine de m’excuser à mon tour pour mon attitude glaciale. Après ça, je coupai la communication. Il m’envoya deux autres courriels auxquels je ne donnai pas de suite et ce fut la fin. L’important était que tout était réglé, tout avait été dit. Satisfaite, je l’oubliai.

Un mois plus tard, alors que j’étais en proie à une crise d’insomnie, cette sécurité s’écroula. Je végétais devant un film lorsqu’on frappa à ma porte. (Bang ! Boum ! Bang !) À quatre heures du matin. L’image de Jérôme me vint en tête mais je l’écartai illico, sachant très bien qu’un océan nous séparait. S’il avait prévu revenir, il m’aurait averti des semaines à l’avance, j’en étais convaincue. On frappait vraiment fort. Qui était-ce ?! La peur m’envahit, se moula dans mon sternum, dense. Je respirais mal. Un tas de choses épouvantables prenaient vie dans mon imagination.

Toujours immobile, je me demandais quoi faire. (Bang ! Bing !) La lumière de la cuisine qui était restée allumée dénonçait ma présence. Je décidai finalement d’aller voir. Peut-être y avait-il une urgence ? Téléphone en main, j’avançai à pas de velours jusqu’à la porte. On ne frappait plus. J’écartai les rideaux mais ne vis personne. J’avais attendu trop longtemps, l’importun était parti. Par curiosité, je déverrouillai lentement la porte et l’ouvris. Et là, l’horreur ! Je fis sans doute la pire grimace de l’histoire en voyant que, assis dans les escaliers, Jérôme fumait une cigarette ! Heureux, il se leva et s’approcha. Il se tenait contre le mur, visiblement soûl. Le sourire niais qu’il me fit me donna des ulcères à l’estomac. J’explosai :

- Calice Jé ! Qu’est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu cognes comme un attardé, en pleine nuit ? Tu veux que la police vienne encore ? Arrrrrgh! Tu me fais vraiment chier !!!

- Bah, j’étais en bas, au bar. J’aimais pas comment les filles étaient ce soir, je voulais te voir, toi. Toi, toi, que toi... Je pouvais plus attendre.

Mes ulcères se mirent à saigner.

- Mais moi, j’veux plus te voir ! Tu m’as fait peur, je dormais !

- Fais pas ta petite connasse farouche, tu ne dormais pas, j’ai vu la lumière. Putain, calme-toi… Tu me manques… Je suis revenu pour étudier ici, en foresterie. On aura plein de temps pour se marrer tous les deux. C'est pas une belle surprise ça? Allez, laisse-moi entrer un peu…

Quoi ? Il était de retour pour longtemps ? S'il ne m'avait pas averti c'était parce qu'i il savait que je voudrais le fuir... Valait mieux me surprendre. J’avais envie de pleurer.

- Une autre fois Jé, là, il est trop tard. Tu me déranges... J'suis...J'suis avec quelqu'un, voilà, c'est dit. Et t'arrives dans un moment...un peu mal chosi, si tu vois ce que je veux dire. Va-t-en maintenant.

Mensonge risqué. J'espérais qu'il n'entre pas de force. J'aurais l'air d'une pauvre fille quand il découvrirait mon appartement vide. Je le fixais, l'air dur. Il me fit un regard triste qui arriva presqu’à me faire céder. Il hoqueta comme un alcoolique et ça me répugna asssez pour que je cesse de m’émouvoir sur son regard de biche. Les soûlons me dégoute outre-mesure quand je suis a jeun. Il s’approcha encore, insistant. Je refermai la porte presque complètement, il ne restait qu’une petite ouverture. Juste assez pour laisser passer un bon courant d'indiffénce. Il soupira fort. Donna un coup de pied dans le mur.

- C’est bon, c'est bon, j’ai compris. Ne te casse plus la tête avec moi, conclua-t-il en descendant l’escalier d’un pas lourd. Tu ne me reverras plus. Tu peux même aller mourir, maintenant, je m'en branle!

Ce fut la dernière phrase qu’il m’adressa. Je m’écrasai sur le sol pour pleurer, troublée, sans trop en comprendre la raison précise. Peut-être l’adrénaline qui redescend après la peur. Peut-être la certitude de lui avoir fait mal. Je me promis de lui reparler le plus tôt possible, d’être sincère avec lui. Évidemment, je ne le fis jamais… Le destin ne nous permit pas de se recroiser. Je ne le forçai pas non plus.

Je ne sais pas s’il est encore dans la région, j’aime penser que oui. Peut-être travaille-t-il dans une de nos grandes forêts, loin de cette France chez qui il disait se sentir tellement étranger. Je lui souhaite du bonheur en amour à chaque fois que je ressasse son souvenir. Je n’aurai jamais rien pu faire de plus pour lui.

Posté par mllepied à 04:46 - LES FRANÇAIS A MONTREAL - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

    C'est long!

    Mais qu'est ce que c'est bon! Ne voyez aucun second sens dans ce commentaire!
    Merci, Lili

    Posté par lilite, 30 septembre 2010 à 15:31
  • Marie, Marie, Marie ! Je ne connaissais pas ce talent si flagrant chez toi ! Je suis bouche bée. En voyant la longueur du texte je me suis dis : je ne vais lire que l'intro.. mais paragraphe en paragraphe je n'ai pu m'arrêter !
    Continue ton beau travail !
    J'adore te lire !

    je t'encourage X 1000!
    Ge

    Posté par Ge., 30 septembre 2010 à 23:43
  • Pareil j'ai commencer a lire le début, et je n'ai pu m'empecher de lire la fin, je trouve l'histoire très intéressante... et j'ai bien aimé la lire ...
    wAHOUuU

    Bisous

    Posté par kelly, 01 octobre 2010 à 13:10

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