Mlle Pied

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30 septembre 2010

- Hors-d'oeuvre -

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parisienneW

 

En 2009, Ottawa attribua aux Français de 18 à 35 ans un nombre record de 14 000 visas temporaires dont 7 000 PVT (permis vacances-travail). On estime que sur ce nombre de détenteurs, 85% viennent s’installer au Québec et plus des deux tiers dans sa métropole.

De ces derniers, on ne compte plus ceux qui viennent faire leur nid au coeur du célèbre Plateau Mont-Royal...

Après avoir poussée dans la région du Saguenay, au centre d’un village de 800 habitants, j'ai traîné mon baluchon jusqu'à Jonquière et puis ensuite, jusqu'à Montréal. J'y suis depuis maintenant deux ans. Avant d’arriver, je m’étais mentalement préparée à un paquet de choses mais absolument pas à ce qui me frapperait le plus: cette promiscuité avec la France! Ma situation ici est, me semble-t-il, un peu spéciale...

Présentement, j’habite sur le Plateau Mont-Royal avec six Français. Six. Trois garçons, trois filles. Avouez que ça étonne! Je ne suis pas unique, j'ai même d'autres amis dans cette situation. Mes voisins d'en face sont aussi Français. Sans parler de mon ancien travail où même le patron vient de France. Il ne l'avouera jamais mais il adore engager ses compatriotes. Ça ne changera donc probablement pas; les Québécois y resteront minoritaires. Oh! Et le nombre de partys dans lesquels je me retrouve presque seule avec ma culture et mon accent! C'est déconcertant. La dernière fois le décompte était le suivant: 3 Québécois, 34 Français, 1 Bulgare et 6 anglos. Du délire!

D’emblée, même si je ne comprenais pas le pourquoi du comment de ce beau bordel, j'en fus passionnée. Et je le suis encore aujourd'hui. Parfois amusante, parfois exaspérante, la situation n'a jamais perdue un iota de son intérêt. Elle m'a même incitée à aller faire un petit tour au pays du camembert. Voyage dont je vous ferai part de mes observations le temps venu...

 

Mais comment ce phénomène pouvait-il m’être inconnu avant de le vivre? Probablement, parce qu’une fois sortie des quelques kilomètres carrés formant le centre de la ville, il s’estompe presque complètement. Pourtant, c’est tout un phénomène !

 

Grande gueule que je suis à l’écrit, j’avais besoin d’aborder le sujet, de m’en mêler, de chercher les débats… Et Lilite, ma Française d’amie, avait envie de prendre son carnet pour illustrer candidement les textes qui viendraient au gré de mes observations.

 

« Et bien c'est parfait, lançons-nous !»

 

Lancer ce projet sur le web ne s'est pas fait sans une bonne dose d'incertitudes. Le sujet est vaste et la crainte de raconter n'importe quoi me dérangeait. C'est pourquoi je vous avertis: j'ai accouplé quelques légères recherches à MES observations. On est loin de l'étude poussée. Il faut donc lire les textes à venir avec humour et ouverture. Oui, Je l'avoue d'emblée: je me mettrai fort probablement le pied dans la bouche.

Et alors, ne suis-je pas justement Mlle Pied?

 

 

Posté par mllepied à 01:58 - LES FRANÇAIS A MONTREAL - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    on en veut plus!

    (Des histoires, pas des Français!

    Si tu cherches un endroit de prédilection pour observer du Français, viens à la Faculté d'Aménagement! Non non, le voisin n'était pas une exception, il y en a plein partout partout, de la première année à la maîtrise, et dans tous les départements...
    Il y a 5 ans, quand j'ai commencé à étudier, il n'y en avait qu'un seul, et pour cause, on l'appelait LE Français. Ça ne serait pas le cas aujourd'hui...

    Posté par labulgare, 24 septembre 2010 à 18:56

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